Que sont les Troubles Dys?

” Dys”est un raccourci de langage ( un terme générique) pour évoquer une partie ou l’ensemble des troubles d’apprentissage dont le préfixe est ” dys ” ,  on parle de “troubles dys“.

Il s’agit des pathologies suivantes: dyscalculie , dyschronie , dysgraphie , dyslexie , dysorthographie, dysphasie , dyspraxie .

Comme ces affections ont des traits en commun, on les évoque souvent en bloc. Par ailleurs, il est rare qu’un enfant souffrant d’un “trouble dys” ne soit pas également affecté par un ou plusieurs autrestroubles dys “.


Qu’est-ce que la dyslexie?

Le britannique Daniel Britton a créé une police pour faire comprendre ce que cela fait de lire quand vous êtes atteint de dyslexie

Dans le langage courant comme dans le langage médical, le terme dyslexie est principalement utilisé pour qualifier un trouble spécifique et durable à l’origine de ces difficultés. Repérée par rapport aux troubles de l’apprentissage scolaire, cette acception spécifique tente d’être cernée en excluant les causes identifiées distinctement. Ainsi, cette définition n’inclut pas les éléments sociaux qui expliquent le retard d’acquisition du langage écrit indépendamment, comme elle n’inclut pas les troubles acquis suite à une lésion connue du système nerveux (on parle alors plutôt de dyslexie acquises et/ou d’alexie, et d’agraphie pour l’écriture, en cas d’incapacité totale).

La dyslexie est un trouble spécifique de l’apprentissage de la lecture, liée à une difficulté particulière à identifier les lettres, les syllabes ou les mots qui se manifeste en l’absence de tout déficit visuel, auditif ou intellectuel et malgré une scolarisation normale. La dyslexie entraîne souvent des difficultés dans l’écriture (dysgraphie →). Il est parfois question de dyslexie acquise (ou alexie) pour caractériser les déficits de lecture qui apparaissent à la suite d’une lésion cérébrale, alors que la dyslexie, au sens habituel, apparaît de manière congénitale, sans qu’une évidence puisse être mise dans le passé de l’individu qui en est atteint le moindre événement pathologique apte à expliquer le trouble. La dyslexie a été reconnue comme un trouble du développement des acquisitions scolaires par l’Organisation mondiale de la santé en 1991 qui estime qu’elle touche de 8 à 12 % de la population, dont 5 à 15 % des enfants. Son diagnostic est établi au moyen d’un bilan pluridisciplinaire mené par un professionnel médical et divers acteurs appartenant à des professions paramédicales, bilan qui permet d’éliminer d’autres causes et de caractériser le type de dyslexie pour lui adapter les meilleures remédiations. Pour le moment, il n’existe aucun examen paraclinique permettant d’aider au diagnostic, mais il semble que certaines méthodes d’imagerie médicale soient capables d’identifier les mécanismes de compensation qui sont efficaces pour surmonter le trouble.

De nombreuses études scientifiques ont permis d’identifier des facteurs génétiques impliqués dans l’étiologie de la dyslexie. Néanmoins, ce trouble de la lecture reste très dépendant de l’environnement socio-linguistique : en particulier, la dyslexie est d’autant moins handicapante que la langue est dite transparente et une prise en charge adaptée permet au dyslexique de poursuivre une scolarité normale. Pourtant, la notion de dyslexie de l’enfant reste toujours en débat. Si la grande majorité des scientifiques sont dans l’ensemble d’accord pour reconnaître son origine biologique, d’après certains spécialistes, en particulier en France, elle représenterait une médicalisation excessive de questions pédagogiques et psycho-sociales.

Diagnostic différentiel.

L’identification des enfants dyslexiques repose depuis les années 1970 sur une définition négative. Il est estimé que relève de la dyslexie ce qui ne peut pas être expliqué par les causes suivantes: une scolarité irrégulière, une déficience sensorielle ou neurologique, une déficience intellectuelle (le niveau de lecture attendu est inférieur ou égal au niveau intellectuel) et un environnement socio-éducatif carencé. Dans ces derniers cas, il préférentiellement employé l’expression de retard d’acquisition du langage écrit.

La dyslexie est bien distinguée des problèmes proches pouvant gêner l’enfant scolarisé :

  • Les erreurs normales d’apprentissage (en France, deux trimestres de primaire sont recommandés par la Haute autorité de santé (HAS) avant d’explorer un trouble de lecture ; en situation normale, la lecture/écriture devient totalement fonctionnelle après deux ans de primaire) ;
  • les troubles du langage oral (dans ce cas, c’est le langage oral qui est affecté plus que sa transposition à l’écrit) ;
  • les syndromes d’hyperactivité / instabilité.
  • la phobie sociale.
  • Un dysfonctionnement auditif.

Il s’agit d’un trouble cognitif: une méthode d’apprentissage de la lecture ou un enseignant ne peuvent pas rendre un enfant dyslexique, D’autres affections qui entrainent un rapport anormal à la lecture sont exclues de l’acception courante de la notion de dyslexie. Par exemple, le cas de la dyspraxie.

La dyslexie est bien distinguée des problèmes proches pouvant gêner l’enfant scolarisé :

  • Les erreurs normales d’apprentissage (en France, deux trimestres de primaire sont recommandés par la Haute autorité de santé (HAS) avant d’explorer un trouble de lecture ; en situation normale, la lecture/écriture devient totalement fonctionnelle après deux ans de primaire) ;
  • les troubles du langage oral (dans ce cas, c’est le langage oral qui est affecté plus que sa transposition à l’écrit) ;
  • les syndromes d’hyperactivité / instabilité.
  • la phobie sociale.
  • Un dysfonctionnement auditif.

Il s’agit d’un trouble cognitif: une méthode d’apprentissage de la lecture ou un enseignant ne peuvent pas rendre un enfant dyslexique. D’autres affections qui entrainent un rapport anormal à la lecture sont exclues de l’acception courante de la notion de dyslexie. Par exemple, le cas de la dyspraxie.

Diagnostic positif de la dyslexie.

Des difficultés sont observées lors de l’identification des mots (à ne pas confondre systématiquement avec l’oralisation, ou lecture à voix haute, qui est une activité de l’oral plus que de l’écrit)

  • Des confusions phonétiques, auditives ou visuelles ;
  • des élisions, adjonctions ou inversions de lettres ;
  • une lenteur dans le traitement des éléments lus.

Deux types d’atteinte sont distingués :

  • La dyslexie dysphonétique (ou dyslexie phonologique, ou dyslexie profonde) est une difficulté/impossibilité à convertir les graphèmes en phonèmes (procédure d’assemblage déficiente) ;
  • la dyslexie dyséidétique (ou dyslexie lexicale, ou dyslexie de surface) est une difficulté à mémoriser la forme globale des mots (procédure d’adressage déficiente).

Pour parler de dyslexie, il faut qu’il y ait un retard d’au moins 18 mois entre l’âge réel et l‘âge de lecture. C’est pour cela qu’une dyslexie ne peut, en théorie, être diagnostiquée qu’à partir du CE2. Toutefois, divers éléments prédictifs permettent de mettre en route dès la maternelle les traitements d’autant plus efficaces qu’ils sont employés plus précocement. Le diagnostic de dyslexie est parfois posé par un médecin (e.g. un neuropédiatre) suite au recueil de données cliniques auprès d’orthophonistes et de psychologues (spécialisés ou non en neuropsychologie) mais le plus souvent c’est l’orthophoniste qui pose le diagnostic à l’issue d’un bilan orthophonique complet. Les centres référents pour le diagnostic des troubles du langage et des apprentissages sont également adaptés pour poser un tel diagnostic.

Le fait que 70% des dyslexiques aient des antécédents familiaux, ainsi que le fait que la dyslexie touche majoritairement des garçons (trois fois plus que de filles), et le fait que la dyslexie se retrouve davantage chez les gauchers, peuvent laisser penser qu’il s’agirait d’une résultante génétique. Plusieurs équipes scientifiques ont affirmé avoir découvert le gène de la dyslexie. Leurs résultats se contredisent puisqu’il s’agit de gènes différents (quatre en 2006), mais ils convergent puisque ces gènes sont tous impliqués dans un même mécanisme : la migration neuronale.


Qu’est-ce que la dysgraphie?

La dysgraphie recouvre les difficultés à accomplir des gestes graphiques, difficultés à écrire.

http://troublendys.weebly.com

Elle peut être une conséquence de la dyslexie qui provoque une mauvaise analyse visuelle et, par conséquent, une mauvaise graphie. La dysgraphie est un trouble qui affecte l’écriture dans son tracé. Elle peut apparaître à l’école primaire ou plus tard à n’importe quel moment de la vie. Chez l’enfant ou l’adolescent elle est souvent à l’origine de l’échec scolaire. Chez l’adulte elle atteint la personnalité dans ce qu’elle a de plus intime, l’écriture, et peut entraîner de grandes difficultés tant dans la vie privée que dans la vie professionnelle.

Les causes de la dysgraphie sont diverses :

  • apprentissage insuffisant souvent doublé d’une mauvaise posture et d’une tenue de l’instrument déficiente,
  • problèmes liés à d’autres troubles (dyslexie en particulier),
  • handicap visuel ou auditif,
  • dystonie de fonction appelée aussi « crampe de l’écrivain »,
  • atteinte du geste graphique due à une pathologie (par exemple la maladie de Parkinson) ou à l’âge.

Qu’est-ce que la dyspraxie ?

Il s’agit d’une altération de la capacité à exécuter de manière automatique des mouvements déterminés, en l’absence de toute paralysie ou parésie des muscles impliqués dans le mouvement. Le sujet doit contrôler volontairement chacun de ses gestes, ce qui est très coûteux en attention, et rend la coordination des mouvements complexes de la vie courante extrêmement difficile, donc rarement obtenue.

Il y a de nombreux types de dyspraxies. Par exemple, la dysarthrie est une dyspraxie concernant l’articulation de la parole. La dyspraxie est un handicap peu connu, qui concernerait pourtant 3 % à 6 % des enfants. Contrairement à ce que nous pouvons penser, 3/4 (trois quarts) des enfants qui sont atteints de ce handicap ne sont pas diagnostiqués. Elle passe souvent inaperçue, car invisible, mise parfois sur le compte d’un retard intellectuel ou de la mauvaise volonté de l’enfant.

Diagnostic de la dyspraxie.

Il peut être fait par un neurologue, un neuropsychologue, un médecin scolaire, un psychologue, une équipe pluridisciplinaire, etc. Le diagnostic doit être fait par un centre référent. Il est posé lors d’un bilan neuropsychologique complet généralement réalisé en centre hospitalier. Le suivi de l’enfant est réalisé par un neuropédiatre.

le suivi de la dyspraxie.

Le suivi est de longue haleine car il nécessite une prise en charge. Généralement psychomotricien ou ergothérapeute sont les rééducateurs de première instance. Il convient après selon les résultats des bilans (orthononiques, neurovisuels) de compléter (sans surcharger) pour améliorer la situation.


Qu’est-ce que la Dysorthographie?

La dysorthographie (ou disorthographie) est une forme de dyslexie provoquant chez l’enfant ou l’adulte l’utilisation de phrases phonétiquement correctes mais utilisant une mauvaise orthographe. Une personne souffrant de dysorthographie va pouvoir épeler un mot, mais aura tendance à l’écrire de manière incorrecte, sans en avoir conscience. En France, elle est très mal perçue par les professeurs (sans formation ou temps à consacrer à leurs élèves à problèmes), qui préféreront souvent y voir de la paresse venant de l’élève, plutôt que de réelles difficultés.

Une fois passée la puberté, les symptômes diminuent. Il n’existe pas encore de méthodes pour y faire face. On peut conseiller:

  • des visites régulières chez un orthophoniste
  • développer le goût pour la lecture chez l’enfant, pour développer une mémoire visuelle de l’orthographe des mots
  • prévenir les professeurs au plus tôt, expliquer, présenter les rapports des orthophonistes
  • motiver son enfant, qu’il sache qu’il peut changer cela

Les méthodes anciennes d’apprentissage de la lecture, un accent mis sur la mémorisation de l’orthographe exacte plutôt que l’écriture phonétique des mots ont aidé des élèves.

Chez deux enfants souffrants des mêmes troubles :

  • L’un lisant 200 à 800 pages par semaine au collège, puis 600 a 1200 pages au lycée, et des bandes dessinées
  • L’autre lisant des bandes dessinées et aucun livre

La dysorthographie du grand lecteur a été maîtrisé bien plus rapidement -dès le collège- alors que son frère a du attendre de quitter le lycée, après 3 redoublements imposés par des professeurs sanctionnant l’orthographe et doutant publiquement des capacités mentales de l’élève.


Qu’est-ce que la Dysphasie?

Dysphasie est un trouble de la communication qui se produit lorsque des parties du cerveau responsable de la langue sont endommagés. Cette leçon va expliquer les différents types de dysphasie, comment ils sont causés, et quels sont les symptômes qui en résultent.

Qu’est-ce que dysphasie?

Dysphasie est un type de désordre où une personne a des difficultés à comprendre la langue ou de parler en raison d’un certain type de dommages dans les parties du cerveau responsable de la communication. Les symptômes de dysphasie varient en fonction de la région du cerveau qui a été endommagé. Il y a différentes régions responsables pour comprendre la langue, parler, lire, et écrire, bien que typiquement ils soient trouvés dans le côté gauche du cerveau. Parfois dysphasie est également appelé aphasie, bien que généralement il est considéré comme une version moins sévère de l’aphasie.

Types et symptômes.

Il existe différentes catégories de dysphasie, séparées en fonction de leurs symptômes.

Dysphasie réceptive: Les personnes ayant une dysphasie réceptive ont des difficultés à comprendre ou à recevoir la langue. Imaginez cette forme de dysphasie comme le sentiment que les gens sont toujours à vous parler dans une langue étrangère. Parfois, il peut être plus facile de briser les phrases en petits segments simples pour empêcher écrasante la personne avec dysphasie, et il peut également aider à communiquer dans des endroits sans bruit de fond ou de distractions. Une personne avec dysphasie réceptif peut également avoir du mal à lire à haute voix, si le matériel a été écrit par eux ou quelqu’un d’autre, et ils peuvent oublier l’information rapidement.

Dysphasie expressive: Les personnes avec dysphasie expressive ont du mal à s‘exprimer avec des mots. Certaines personnes avec cette forme de dysphasie peuvent ne pas être en mesure de parler verbalement ou de communiquer à tous. Ou, s’ils peuvent parler, ils peuvent avoir du mal à trouver le bon mot qu’ils veulent utiliser ou peuvent accidentellement utiliser le mot opposé de celui qu’ils recherchent, ou peut-être pas de sens du tout, mais ne pas le réaliser. En plus de la communication verbale, ils peuvent également lutter avec la lecture et l’écriture. Imaginez avoir des pensées claires que vous ne pouvez pas communiquer efficacement au monde extérieur. Dans de nombreux cas, c’est ce que d’avoir expressif dysphasie se sent comme.


Qu’est-ce que la Dyscalculie?

La dyscalculie est un des troubles d’apprentissage, elle correspond à des difficultés d’apprentissage et de compréhension des mathématiques. Elle s’apparente à la dyslexie et peut aussi inclure la confusion dans la compréhension des symboles mathématiques. La dyscalculie peut parfois provenir de certains types de lésions cérébrales. Les personnes dyscalculiques sont diagnostiquées par des orthophonistes et peuvent suivre une rééducation.

Les personnes atteintes de dyscalculie sont souvent sous-estimées dans leurs possibilités intellectuelles. Il s’agit donc de veiller tout particulièrement à ce qu’elles puissent accomplir une formation professionnelle qui corresponde à leurs capacités et à leurs aptitudes et ne les stimule ni trop ni trop peu.

La dyscalculie est un trouble d’apprentissage moins connu que la dyslexie ou la dyspraxie bien qu’assez semblable et parfois lié. On trouve des personnes dyscalculiques à tous les niveaux de QI. Ces personnes souffrent souvent, mais pas toujours, de difficultés pour manipuler des dates, des heures, des mesures et pour raisonner dans l’espace. Selon les estimations actuelles, la dyscalculie peut affecter entre 3 et 5% de la population. Bien que certains chercheurs croient que la dyscalculie implique nécessairement ensemble des difficultés de raisonnement mathématique et des difficultés avec les opérations arithmétiques, des travaux (en particulier auprès de personnes ayant un cerveau endommagé) ont prouvé que les capacités en arithmétique (c.à.d le calcul et la mémoire des nombres) et en mathématiques (raisonnement abstrait avec des nombres) peuvent être dissociés. C’est-à-dire (comme certains chercheurs le soutiennent) qu’une personne peut souffrir d’un côté de difficultés en calcul (ou de dyscalculie) et d’un autre côté n’avoir aucune déficience, et même avoir parfois du talent, pour le raisonnement mathématique.

Historique de la dyscalculie.

Le mot remonte au moins à 1974. La Dyscalculie a été initialement identifiée dans les études de cas de patients qui souffraient d’une déficience spécifique en arithmétique suite à des dommages de certaines régions spécifiques du cerveau. Des recherches récentes suggèrent que la dyscalculie puisse également être génétique, c’est-à-dire un trouble d’apprentissage d’origine génétique qui affecte la capacité d’une personne à comprendre, se souvenir, ou manipuler des chiffres (par exemple, les tables de multiplication). Le terme est souvent utilisé pour se référer spécifiquement à l’incapacité d’effectuer des opérations arithmétiques, mais il est aussi défini par certains des professionnels de l’éducation et des neurologues comme une incapacité fondamentale à conceptualiser les nombres comme les concepts abstraits de comparaison de quantités (une déficience dans le “sens des nombres”). Ceux qui plaident pour cette définition plus contraignante de la dyscalculie préfèrent parfois utiliser le terme technique “Difficultés Arithmétique” (AD) pour faire référence à la déficience dans le calcul et la mémoire des nombres.

Etymologie de dyscalculie.

Le mot dyscalculie vient du grec et du latin qui signifie : “compter mal”. Le préfixe “dys” vient du grec et signifie “mal”.”Calculie” vient du latin “calculare” qui signifie “compter”. Le mot “calculare” vient de “calculus”, qui signifie “caillou” ou une boule du boulier.

Diagnostique de la dyscalculie.

La dyscalculie peut être détectée à un jeune âge et des mesures peuvent être prises pour atténuer les problèmes rencontrés par les jeunes élèves. Le principal problème est de trouver la bonne façon d’enseigner les mathématiques à ces enfants. De même que la dyslexie peut être traitée en utilisant une méthode d’enseignement légèrement différente, la même approche peut être utilisée pour la dyscalculie. Toutefois, la dyscalculie est le moins connu des troubles d’apprentissage et souvent elle n’est pas reconnue.

Symptômes possibles

  • Difficultés fréquentes en arithmétique, confondre les signes : +, -, ÷ et ×
  • Difficultés dans les tâches quotidiennes comme vérifier sa monnaie et lire l’heure sur une montre analogique.
  • Incapacité à comprendre une planification financière ou budgétaire, parfois même au niveau le plus basique, comme par exemple, estimer le montant total d’un panier d’articles ou faire la balance de ses comptes.
  • Difficulté avec les tables de multiplication, de soustraction, d’addition, de division, en calcul mental, etc.
  • Peut être assez bon dans des matières comme la physique ou la géométrie, qui exigent de la logique plutôt que des formules, jusqu’au moment où il faut faire des calculs.
  • Difficultés à comprendre le concept du temps et à estimer le temps qui passe. Peut-être souvent en retard ou en avance.
  • Problèmes spécifiques à distinguer sa droite de sa gauche.
  • Peut être très bon dans le domaine de l’écriture. De nombreux auteurs et journalistes vivent avec ce trouble.
  • Difficultés à naviguer ou à “tourner” mentalement la carte pour suivre la direction actuelle plutôt que l’usage habituel le nord = le haut.
  • Peut avoir certaines difficultés à estimer mentalement les dimensions d’un objet ou une distance (par exemple, si quelque chose est entre 3 et 6 mètres de distance)
  • Souvent incapable de saisir ou de se rappeler les concepts, règles, formules ou raisonnements mathématiques.
  • Incapacité à lire une suite de nombres, ou peut l’inverser lorsqu’il le répète, comme dire 56 pour 65.
  • Difficulté à garder le score pendant les matchs.
  • Difficulté avec des jeux tels que le poker avec des règles plus souples pour le score.
  • Difficulté dans des domaines nécessitant un traitement séquentiel. Du niveau concret (comme les pas de danse ou autre sports) au niveau abstrait (énoncer les choses dans le bon ordre). Ils peuvent avoir aussi des difficultés même avec une calculatrice, à cause de la difficulté dans le processus de saisie de l’expression mathématique.
  • La dyscalculie peut conduire dans des cas extrêmes à une phobie ou une angoisse durable des mathématiques et de ce qui y est lié.
  • Faible inhibition latente, autrement dit, plus de sensibilité au bruit, à l’odeur, à la lumière et incapacité à faire la sourde oreille, à filtrer les informations et impressions non désirées. Peut avoir une imagination très développée à cause de cela (peut-être à titre de compensation cognitive de la déficience en calcul).

Causes de la dyscalculie.

On ignore si la dyscalculie vient d’un trouble primaire, ou inné, dans le traitement des quantités, ou bien au contraire d’un trouble secondaire lié à la mémoire et au langage. Les recherches continuent pour trouver les causes de la dyscalculie. Elles s’appliquent à plusieurs domaines, entre autres :

  • Neurologique : La dyscalculie peut provenir de lésions du gyrus supramarginal et du gyrus angulaire à la jonction entre le lobe temporal et le lobe pariétal du cortex cérébral.
  • Des déficiences de la mémoire de travail : Adams et Hitch expliquent que la mémoire de travail est un élément important pour le calcul de tête. Sur cette base, Geary a réalisé une étude qui suggère que ceux qui souffrent de dyscalculie ont une déficience de la mémoire de travail. Cependant, les problèmes liés à la mémoire de travail se confondent avec des difficultés d’apprentissage plus générales. Autrement dit, les conclusions de Geary peuvent ne pas être spécifiques à la dyscalculie mais peuvent aussi refléter un trouble d’apprentissage plus général.

D’autres causes possibles :

  • Une mémoire à court terme dérangée ou réduite, rendant difficile de se souvenir des calculs.
  • D’origine congénitale ou héréditaires. Des études laissent à penser son existence, cependant, il n’y a pas encore de preuve concrète.

Le symptôme de Gerstmann : La dyscalculie est l’un des nombreux symptômes observés suite à des lésions du gyrus angulaire. Le sillon intrapariétal peut aussi être impliqué.

Traitement de la dyscalculie.

Aucun traitement n’a été proprement vérifié et n’a prouvé son efficacité. Quelques apparences laissent à penser qu’un certain nombre de compétences en mathématiques peuvent être acquises à l’aide d’autres méthodes de calcul mathématique, comme les mathématiques orientales. Quelques indices suggèrent également que les personnes dyscalculiques peuvent poursuivre ce genre de méthode dans en avoir besoin ni d’intérêt. Cet état ne doit pas être considéré comme un handicap, rien n’empêche les personnes qui souffrent de dyscalculie de réussir dans d’autres domaines académiques tels que l’histoire, la géographie ou d’autres sciences sociales, ou dans les domaines artistiques comme la musique ou le théâtre. Un logiciel gratuit destiné à atténuer la dyscalculie a été développé par l’INSERN-CEA.


Qu’est-ce que la Dyschronie?

La dyschronie est une pathologie qui reste encore quelque peu mystérieuse, puisque très peu étudiée. Elle est fréquemment associée à d’autres troubles dys. Les dyschroniques peinent à percevoir et appréhender toute notion temporelle. Cette pathologie induit des difficultés à se projeter dans le futur et à se repérer dans le passé. Les enfants souffrant de dyschronie auront bien souvent des difficultés à savoir a quels mois, année où jour ils sont.

Symptômes de la dyschronie.

La dyschronie n’est pas une pathologie très étudié, actuellement les symptômes ci-dessous décrit découlent d’observation de parents d’enfants dyschroniques et non d’étude médicale. Les repères temporelles sont inexistant: l’enfant dyschroniques aura peine à savoir à quel moment de la journée / semaine il se trouve, même lorsque il vient part exemple de prendre le repas de midi à la cantine, il aura du mal à savoir à distinguer la matinée de la soirée.

L’enfant dyschronique a du mal à apprendre à lire l’heure et à se situer temporellement.  : Les dyschroniques apprennent tard à lire l’heure et confonde la lecture de l’heure lorsque celle-ci est donnée sur 24 heures. Par exemple, entre une heure du matin (01 :00) et une heure de l’après midi (13 :.00). De même, l’enfant aura peine à classer chronologiquement et retenir les mois de l’année, les semaines et les saisons, ainsi que les unités de mesures et d’équivalence de temps, par exemple la semaine (7 jours), le mois (30 et 31 jours ou 4 semaines) et l’année (365 jours, 52 semaines ou 12 mois)

Difficulté dans l’apprentissage des conjugaisons: L’enfant dyschronique rencontre de profondes difficultés à combiner des mots tels qu’aujourd’hui ou demain avec les formes grammaticales correspondantes.

Pour améliorer l’appréhension temporelle d’un enfant dyschroniques certains parents préconisent l’emploi de symboles visuels à afficher dans la chambre de l’enfant, par exemple reliées des images et une journée précise. Par exemple, pour représenter une sortie de natation, imprimer l’image d’une piscine et le mot « mardi », l’image de son école et le mot « lundi », des morceaux de coton pour représenter le fait que l’on se trouve en hiver, etc… Les divers évènements et activités doivent être annoncés à l’enfant avec les détails temporels. Par exemple, les parents décriront ainsi une activité de piscine le mardi : “Demain mardi, je t’amènerai à l’école le matin puis en fin d’après-midi à 18h00 nous irons à la piscine”. Enfin, faire que l’enfant porte une montre digitale et l’inciter à l’utiliser régulièrement en installant des alarmes sonores pour les différends moment de la journée, comme le matin pour se lever avant d’aller à l’école, a l’heure des repas ou bien à l’heure d’aller se coucher.


Annexe

Premières études de la Dyslexie. La première distinction du trouble est faite en Allemagne par Oswald Berkhan en 1881. Cet ophtalmologiste désigne alors des difficultés pour de jeunes garçons face à la lecture et l’écriture en l’absence d’altération des autres capacités. Le terme dyslexie n’a été appliqué à cette identification que 6 ans plus tard par Rudolf Berlin.

C’est ensuite un physicien Anglais, W. Pringle Morgan, qui publie en 1896 la description d’un trouble spécifique de la lecture dans un rapport du British Medical Journal intitulé “Congenital Word Blindness” (La cécité congénitale du mot). Ce sera aussi le titre d’un ouvrage de l’ophtalmologiste James Hinshelwood sur le même sujet paru en 1917 après la publication de nombreux articles autour des années 1900.

En 1925, Samuel T. Orton, un neurologue qui étudie principalement les victimes d’Accident Vasculaire Cérébral, découvre le cas d’une perte de la capacité de lire. On connaissait déjà depuis une cinquantaine d’années la perte de la capacité de parler présentée par Paul Broca, mais Orton se met à étudier les difficultés liées plus spécifiquement à la lecture, et il découvre un syndrome qui n’est pas lié à des dommages cérébraux. Il la nomme « strephosymbolia », ce qui signifie « signes tordus », et il l’associe à la difficulté d’associer des signes sous leur forme visuelle et sous leur forme parlée. Il précise que ce déficit n’est pas strictement lié à un déficit visuel. Il estime que ce trouble est lié à l’asymétrie cérébrale, et causé par l’échec de l’établissement d’une position dominante (d’un hémisphère sur l’autre). Il a également fait observer qu’il a majoritairement eu affaire à des gaucher ou des ambidextres (bien que cette prédominance soit difficile à généraliser). Il fut aussi influencé par les travaux de kinesthésie d’Helen Keller et Grace Fernald dans sa recherche d’un moyen d’enseigner la lecture en utilisant à la fois les fonctions cérébrales du « cerveau gauche » et du « cerveau droit ». Orton a ensuite travaillé avec la psychologue Anna Gillingham à l’établissement d’un modèle éducatif approprié, ce qui aboutira aux premières méthodes d’éducation multi-sensorielle.

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